Prévention

 

Piqûres: comment se prémunir?

 

On peut se faire piquer par une tique pendant une promenade en  forêt, dans les dunes, les landes et les prairies, mais aussi dans un parc, ou chez soi, dans son jardin. Ses lieux de prédilection sont les herbes hautes, les buissons, ou d'autres végétaux assez près du sol des zones chaudes et humides. Elle s'y pose quand elle a besoin d'un repas sanguin pour attendre patiemment le passage d'un humain ou d'un animal. Une fois son hôte trouvé, elle cherche l'endroit idéal - creux du genou, pli de l'aisselle, de l'aine ou des fesses, par exemple - pour  piquer son rostre dans la peau et commencer aussitôt son repas.

Si vous habitez ou séjournez dans les endroits à risque, vous devez être vigilant en particulier entre les mois de mai et octobre. 
Renseignez-vous pour savoir ce qu'il en est dans votre région d'habitation ou de séjour en visitant les sites dont vous trouverez
les liens en cliquant ici. (Mais sachez que les tiques se rencontrent de plus en plus sur tout le territoire, le réchauffement climatique favoriserait leur extension géographique).

Le risque de se faire piquer sera limité par le port d’habits bien couvrants, bien fermés (pantalon dans les chaussettes par exemple), casquette ou chapeau.

Pour les parties du corps non couvertes, il est conseillé d’appliquer un répulsif naturel. (lire ci-dessous)  

Une fois de retour de promenade ou de camping ou après avoir travaillé au jardin, il est recommandé d’examiner attentivement le corps tout entier s’il y présence de tique (à la loupe pour les minuscules nymphes).  En particulier, vérifiez les endroits humides et chauds comme les plis fessiers, plis des aisselles, de l’aine, les creux des genoux, et chez les enfants surtout également la tête, le cuir chevelu, et l'arrière des oreilles. 

que faire en cas de piqûre? 

comment enlever la tique?

Une tique bien accrochée doit être retirée, si possible, en un seul geste. Un tire-tique ou une carte à tique peut faciliter l'opération. Surtout, ne pas tourner ni compresser la tique, ni l'asperger ou l'enduire de quoi que ce soit, ni la chauffer avec un briquet ou une allumette, car une telle action fera que la tique régurgitera le contenu de son estomac dans la peau. C'est ainsi qu'augmente le risque de contamination si elle est infectée. Plus le temps de son "séjour" sur vous sera réduit, moins seront les chances de contamination (les études parlent maintenant de 6 à 16 heures avant le déclenchement d'une infection) Une fois la tique retirée, il faut désinfecter la plaie. Précaution supplémentaire: tamponner la plaie avec de la teinture de cardère pendant quelques jours, et éventuellement faire une cure préventive de cardère (jus de racine de cardère, teinture mère de cardère ou tisane de feuilles ou de racine de cardère) immédiatement, avant même le rendez-vous avec votre médecin traitant. Vous pouvez nous écrire si vous souhaitez plus d'informations sur ces cures préventives.

que faire ensuite? 

il est impossible de savoir immédiatement après une piqûre de tique s'il y a eu contamination.

Néanmoins, il est possible de faire examiner la tique pour savoir si elle est infectée (bactérie Borrelia et co-infections). Après 10 à 20 jours d'attente vous aurez les résultats du bilan. Pour plus d'informations, cliquer ici. (traduction du formulaire de demande et consignes en cours de traduction)

Il faudra laisser passer quelques semaines (4 à 6) avant de faire une analyse de sang pour savoir si vous avez été contaminé et si la contamination est devenue infection. Malheureusement les tests pour Lyme ne sont pas suffisamment fiables.

◊  L'apparition d'une rougeur est la confirmation, avec 100 % de certitude, qu'il y a infection. D'autres symptômes peuvent survenir: fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue, fourmillements, douleurs articulaires parmi d'autres. Ces symptômes peuvent aussi se manifester sans l'apparition d'un érythème migrant. S'il n'y a pas d'érythème, les symptômes, quels qu'ils soient, ne sont donc pas la preuve absolue qu'il s'agit de Lyme, même s'il y a une grande probabilité. Il est de toute façon recommandé de consulter un professionnel de santé.

Les répulsifs

Le DEET, inoffensif ou toxique?

Le répulsif anti-tique le plus connu et utilisé est le DEET, le  N N-diéthyl-3-méthylbenzamide, auparavant appelé N N-diéthyl-m-toluamide, une substance chimique développée pendant la seconde guerre mondiale par l'armée américaine.  Quand on l'utilise en tant que solvant, ce produit attaque certaines matières plastiques et le cuir. S'il semble toujours avoir la réputation d'être un produit non toxique et sûr pour l'humain, de plus en plus d'études évoquent bien la  toxicité du DEET, et commencent à avancer des preuves qu'il n'est pas si sûr que cela! Les effets neurotoxiques du DEET sont dus au fait que le DEET inhibe l'enzyme acétylcholinestérase, aussi bien chez les insectes que chez l'humain et les autres animaux.  Ce produit est utilisé - en quantités plus importantes, certes - dans des armes chimiques  pour cette action, car l'inhibition de cet enzyme provoque de fortes contractions dans les cellules du systèmes musculaire,  et provoquent la mort. Les moustiques et les tiques préfèrent se tenir loin de ce produit, et l'humain devrait en faire autant. S'asperger ou imbiber ses habits de DEET n'est pas vraiment recommandé si on veut rester en bonne santé! 

La perméthrine est un autre répulsif anti-tique, un insecticide parfaitement efficace sur les tiques. Cependant, cette substance est également nocive pour l'humain et l'animal. (Lire : https://fr.wikipedia.org/wiki/Perm%C3%A9thrine). Cela n'empêche que vous trouverez aisément ce produit dans le commerce, sous forme de pommade ou de vaporisateur. On vous recommande de le vaporiser sur les animaux, sur les habits, sur le matériel de camping, autour des habitations, etc.

D'autres produits anti-tiques se prétendant "naturels" s'avèrent ne pas mériter vraiment ce qualificatif si l'on étudie bien attentivement leurs notices.

Utiliser ces produits nocifs pour le vivant c'est s'exposer aux risques de voir sa santé se dégrader, et de devenir moins résistant face aux maladies graves, parmi lesquelles Lyme.

Prévention à l’aide des huiles essentielles

Si les tiques n’ont pas d’oreilles ni de yeux, elles ont en revanche un organe olfactif extrêmement sensible. Et elles détestent franchement l’odeur de certaines huiles essentielles comme le tea tree ou l’eucalyptus. Ces huiles, inoffensives pour l’humain et l’environnement – et même pour la tique ! – peuvent donc tout à fait être employées comme répulsif anti-tique naturel.

Répulsif anti-tique naturel aux huiles essentielles

Vous pouvez tout à fait préparer vous-même une huile répulsive avec le mélange suivant d’huiles essentielles : tea tree, lavande, géranium, menthe, origan, romarin, eucalyptus, (même quantité de chaque), citron (double quantité) et une huile végétale première pression à froid comme l’huile de tournesol (10 fois la quantité de base). Utilisez de préférence des huiles d’origine biologique de qualité supérieure, 100% pures et naturelles.

Non seulement cette huile anti-tique repousse les tiques, mais grâce à l’huile de tournesol (qui contient beaucoup de vitamine E) elle nourrit aussi le derme, ce qui augmente la résistance de la peau, et diminue donc aussi le risque d’infection. L’huile repousse aussi les moustiques. Ce mélange a une odeur tout à fait agréable et douce.

 Lors de vos sorties de printemps ou d’été, il est conseillé d’étaler cette huile sur les parties du corps non couvertes par les habits, surtout les jambes et bras surtout, puis éventuellement les pieds, le cou, les oreilles, épaules et aisselles. Pour une protection optimum, répéter l’opération tous les  2 à 3 heures.

 

Prévention interne

Les tiques préfèrent les hôtes dont le corps est en déséquilibre acido-basique, bien acide.

Leur organe olfactif ultra-sensible leur permet de détecter ces corps au terrain déséquilibré. Ainsi, elles savent détecter les odeurs d’ammoniac, d’oxyde carbonique, d’acide lactique et autres acides que l’humain excrète par l’haleine ou la sueur.

Cela signifie donc aussi que si nous veillons à être en équilibre acido-basique, nous risquons moins d’être piqués par une tique.

Le stress, une nourriture malsaine (trop de sucres, de viandes, d'alcool, de tabac, de café) le manque d'exercice et de repos/sommeil acidifient nos tissus. Nous nous protégeons donc aussi en adoptant un style de vie plus sain, et en nous nourrissant d'aliments plutôt basifiants. Voir aussi les pages alimentation et mode de vie.

 

 

 

 

 

 

 

Lyme Alternatif

La maladie de Lyme, l'approche alternative